La vie quotidienne

LES TRANSPORTS

Contrairement à la France, les autoroutes sont gratuites en Allemagne.
La vitesse y est parfois réglementée, à défaut, il n’y a pas de limitation.
Le réseau des transports en commun quant à lui est plutôt bien développé et fonctionne bien.

Indépendamment du réseau des bus, les lignes de tramway sont plus fréquentes qu’en France et dans les villes de moyenne ou de grande importance, viennent s’ajouter le métro ou les trains de banlieue. A noter que le réseau de Berlin avec ses 170 stations et ses 144 km de voie est le 1er en Europe

Le réseau ferroviaire propose aussi de nombreuses lignes (avec des trains plus ou moins rapides, les plus rapides étant les ICE équivalent au TGV) permettant de joindre les différentes villes.

Les déplacements en avion entre la France et l’Allemagne sont très aisés grâce à de multiples liaisons entre les villes des deux pays, desserviez par plusieurs compagnies aériennes, telles que notamment AIR France, LUFTHANSA, EASYJET ou KLM.
 

LES MEDIAS

Le marché de la presse allemande se caractérise par une grande diversité des titres et par une forte différenciation régionale : plus de 300 journaux locaux (dont «  West Deutsche Zeitung  » ou «  Rheinische Post  » et une dizaine de journaux nationaux (dont « Bild », particulièrement populaire avec un tirage quotidien de plus de 3 millions d’exemplaires. La plupart de ces journaux ont des accès Internet, auquel s’ajoute tout un panel de sites diffusant opinions et informations.

Le nombre des magazines, est quant à lui en augmentation constante notamment ceux ayant trait à des thématiques spécifiques.  « Stern » et « Spiegel » apparaissent comme les magazines d’information généralistes les plus influents.
Le groupe BERTELSMANN regroupe des grands éditeurs de magazines tels que Heinrich-Bauer-Verlag, le Axel-Springer-Verlag, Burda ou encore Gruner+Jahr, possédant également des chaînes de radio et de télévision.  

Pour les jeunes générations cependant, les réseaux sociaux et la « communauté en ligne» sont plus attrayants voire plus crédibles.  Ainsi, parmi les sites les plus consultés en Allemagne figurent les équivalents de Facebook et de MySpace et les sites destinés aux étudiants et aux lycéens StudiVZ et SchülerVZ. Avec les blogs et les plateformes telle que Twitter, ils contribuent à créer une opinion publique numérique virtuelle de plus en plus importante.

La richesse du paysage médiatique allemand s’illustre aussi avec la radio et la télévision

Depuis les années 1980, chaînes publiques (ARD et ZDF, parmi les plus grandes au niveau mondial) et chaînes privées cohabitent.
Les chaînes thématiques proposent un large choix, alliant chaînes d’information (n-tv, N24), chaînes musicales (VIVA, MTV) et chaînes diffusant du sport (DSF). Il existe aussi trois chaînes internationales, la Deutsche Welle, chaîne allemande destinée à l’étranger, ARTE, chaîne franco-allemande Arte et 3sat chaîne culturelle helvético-austro-allemande.
Un point important à noter  : l’indépendance politique et économique de la radio-télévision publique.
Le système médiatique allemand est donc à la fois indépendant et fortement diversifié , .
 

LE SYSTEME SCOLAIRE

Enseignement supérieur

Le système allemand d'enseignement supérieur ne connaît pas la dualité française entre universités et grandes écoles. Dans les domaines techniques, les étudiants fréquentent soit des Fachhochschulen (université des sciences appliquées) très axées sur la pratique, soit des universités.

L'Allemagne compte 116 universités, 154 Fachhochschulen et un certain nombre d’établissements privés d'enseignement supérieur. Au total, près de deux millions d'étudiants y sont inscrits et l’Allemagne est le pays d’études préféré des étrangers derrière les Etats-Unis et la Grande Bretagne.

Les FACHHOCHSCHULEN plus récemment appelées Hochschulen, (universités des sciences appliquées) proposent principalement des cursus dont l'enseignement théorique est accompagné par d'importants aspects pratiques. Il s'agit par exemple, des cursus des sciences de l'ingénieur, des sciences économiques, des sciences éducatives, des sciences sociales, de l'administration, du design industriel avec des stages professionnels intégrés dans leurs études.

Pour accéder à l’UNIVERSITÉ, le baccalauréat est requis. L’accès est libre pour certaines disciplines, pour d’autres (médecine, pharmacie, psychologie…) un système de sélection (Numerus Clausus) est mis en place. Depuis dix ans, l'université allemande est entrée dans une profonde mutation. Elle s'est modernisée sous l'impulsion du processus de Bologne, lancé en 1999 par les ministres européens de l'Éducation. Il s'agit de créer un véritable espace européen de l'enseignement supérieur, notamment grâce à l'échange de bonnes pratiques entre les États, à une meilleure reconnaissance des diplômes étrangers, à l'harmonisation des cursus et à des aides à la mobilité des étudiants. C'est dans ce cadre qu'a été mise en place en Allemagne une réforme de type LMD (Licence-Master-Doctorat).

Une autre grande mutation de l'université allemande a consisté à mettre davantage l'accent sur la compétition et la performance. Le changement est passé par l'instauration de droits d'inscription et de tests de sélection, par la création d'écoles supérieures privées et par le renforcement de partenariats stratégiques entre les universités et des instituts de recherche extra-universitaires. Ces dernières années ont régulièrement figuré parmi les universités d'élite, les universités de Munich, l'université technique de Karlsruhe et d'Aix-la-Chapelle ainsi que les universités de Constance, Göttingen, Heidelberg et l'Université libre de Berlin.